Humours, blagues, histoires droles, comiques, rigolotes et Informations gratuites.

Absentéisme scolaire : le Sénat pour la suspension des allocations familiales



Sam,

Photo illustration – l’independant

Au premier jour, mardi 14 mai, de l’examen de la loi « pour une école de la confiance » en séance publique, les sénateurs se penchent sur un amendement qui prévoit la suspension des allocations familiales pour les parents d’élèves absentéistes.

Le Sénat a entamé mardi 14 mai l’examen en première lecture du projet de loi « pour une école de la confiance« , défendu par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer comme « profondément social », mais dont plusieurs mesures rencontrent l’opposition des parents d’élèves, des enseignants ou encore des élus locaux. Déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, ce texte, visant à suspendre les allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme des élèves, sera au programme des sénateurs toute la semaine, avant un vote solennel mardi 21 mai.

Un « contrat de responsabilité parentale »

La suppression des allocations familiales des parents d’élèves récalcitrants est une demande classique de la droite, depuis la suppression de la loi Ciotti, qui a instauré ce principe en 2010 avant d’être supprimé en 2013. Proposé à un sénat à majorité… à droite, l’amendement prévoit un « contrat de responsabilité parentale » entre les parents d’un élève absentéiste et l’école.

En cas de récidive sur « au moins quatre demi-journées sur un mois » et « en l’absence de motif légitime ou d’excuses valables », l’Education nationale pourrait demander « la suspension du versement de la part des allocations familiales dues au titre de l’enfant en cause ».

Des travaux sont en cours

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’est toutefois déclaré défavorable à cet amendement, comme il l’avait déjà fait à l’Assemblée sur la proposition d’Eric Ciotti. Il a cependant défendu, devant les sénateurs, l’idée que la coéducation était un « bon concept », et que la notion de contrat entre les parents et l’institution scolaire lui paraissait « recevable ».

« On constate plus de réussite lorsqu’il y a convergence entre l’école et la famille », a-t-il ajouté. Le ministre a d’ailleurs rappelé que des travaux étaient en cours dans le cadre d’un plan violence reporté à plusieurs reprises. Il a précisé que la lutte contre l’absentéisme pourrait aussi faire partie des dispositions prises dans le cadre de ce plan.

Le serpent de mer qui revient

La gauche a fermement dénoncé la mesure. « C’est le serpent de mer qui revient. On a eu combien de fois ce débat dans l’hémicycle ? », a demandé le sénateur PS David Assouline. « Vous allez accentuer encore plus la fracture », a lancé sa collègue socialiste Samia Ghali, sénatrice des quartiers nord de Marseille. Qui a ajouté : « D’où je viens, beaucoup ont été élevés grâce aux allocations familiales. »

Source : midi libre.fr

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.