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Un couple débarqué d’une croisière à cause de la maladie d’Alzheimer



Jean est bien décidé à attaquer en justice. Son épouse Marie, 81 ans, étant malade d’Alzheimer, ils ont été expulsés d’un bateau de MSC Croisières au sud de l’Italie.

« C’était un cadeau pour nos 50 ans de mariage. » Jean Mérel, qui vit dans les Côtes-d’Armor, est en colère. Alors qu’il voyageait avec son épouse Marie sur un paquebot de MSC Croisières, ils en ont été expulsés. La raison ? Marie, 81 ans, souffre d’Alzheimer.



Le 13 mai, après avoir quitté Venise, point de départ d’une croisière qui devait durer huit jours, Jean demande à l’équipage de sécuriser la porte de la cabine qui ne fermait pas de l’intérieur, pour éviter une fugue nocturne.

Cette sollicitation provoque une série de mésaventures. « On a rencontré une médecin à bord qui a dit que la seule solution était de nous débarquer, alors qu’elle n’a jamais examiné mon épouse », raconte Jean, encore agacé. Prétextant des risques d’insécurité pour Marie, l’équipage fait sortir les Bretons du bateau à Brindisi, au sud de l’Italie. Une « discrimination », selon Jean.

Une action en justice à venir

« On s’est retrouvé à 2200 km de la maison, sans plan de vol », s’indigne le Breton. Le couple est contraint de rester deux jours dans les Pouilles avant de repartir en avion vers Nantes. Entre le taxi, l’hôtel et le vol retour, les Mérel déboursent 950 euros, sans compter les 3 200 euros pour la croisière à peine entamée.



Jean veut maintenant attaquer en justice. Christophe Roy, directeur des missions sociales de France Alzheimer, explique que « tout va aller très vite à présent ». « Ils ont fait preuve d’une inhumanité absolue », s’indigne-t-il. De son côté, Jean Mérel souhaite « que tous les frais soient pris en charge par la compagnie, y compris notre préjudice moral ».

La compagnie refuse de rembourser

Patrick Pourbais, directeur France de MSC Croisières est prêt au dialogue… mais pas à rembourser. « Si toutes les dispositions sont prises en amont, nous sommes d’accord pour faire une belle réduction sur une nouvelle croisière », ajoute-t-il.



Pas sûr que Jean apprécie. Selon lui, la maladie de son épouse ne l’exposait pas à plus d’insécurité que d’autres voyageurs. D’autant que sa gériatre avait donné son feu vert à ce voyage méditerranéen, arguant que cela lui ferait « beaucoup de bien ». Raté.

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