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Crash d’un Mirage 2000 dans le Jura : les débris de l’avion retrouvés, l’espoir s’amenuise au fil des heures



Sam,

 

Des débris de l’appareil ont été retrouvés sur le secteur Mignovillard (Jura).  L’avion de chasse Mirage 2000 a disparu des radars ce mercredi 9 janvier peu avant midi. Le mirage 2000D en provenance de la base aérienne de Nancy-Ochey en Lorraine transportait deux militaires.


Par France 3 Franche-Comté 

« Nous espérons les retrouver vivants »

« Nous espérons que nous allons les retrouver vivants. Ils sont à ce stade portés disparus », a déclaré le porte-parole de l’armée de l’Air, le colonel Cyrille Duvivier, lors d’une conférence de presse ce soir à Paris.

Depuis 11 heures, ce mercredi, les deux membres d’équipage – pilote et navigateur – n’ont donné aucun signe de vie. « On a eu aucun contact d’aucune sorte », aucun signal d’éjection, a souligné le colonel Duvivier. Aucune des balises – placées sur le siège éjectable et qui se déclenchent automatiquement lors de l’éjection ou que les pilotes activent en arrivant au sol pour être localisés – n’ont été activées » a précisé le militaire.



« Par égard pour leur famille, je ne peux pas vous donner pour le moment d’éléments concernant les deux membres d’équipages que nous espérons retrouver tous les deux sains et saufs le plus rapidement possible. Ce n’était pas un équipage novice » a précisé le commandant Yann Burion patron de la BA 133 de Nancy d’où avait décollé l’appareil.

Le mirage 2000D biplace en provenance de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey a disparu des radars de surveillance peu avant midi ce mercredi 9 janvier. Le plot radar a disparu des écrans alors qu’il survolait le massif du Jura. L’appareil était non armé.

Une enquête a été ouverte pour « recherche des causes de l’accident » par le parquet de Metz, compétent pour les affaires pénales militaires dans la zone Est, a indiqué le procureur, Christian Mercuri. « On a saisi la section de recherches de la gendarmerie de l’Air, un service spécialisé », basé en région parisienne, a ajouté le procureur.

Un mirage 2000 (illustration). / © PATRICE SAUCOURT - MAXppp
Un mirage 2000 (illustration). / © PATRICE SAUCOURT – MAXppp

 

La zone de crash se situe sur le secteur de Mignovillard dans le Jura, à la limite du département du Doubs

Des débris de l’appareil ont été retrouvés dans le secteur de la Combe Noire à plus de 1000 mètres d’altitude à Mignovillard. Ces débris sont répartis sur plusieurs hectares. Toujours aucune trace de vie des deux militaires qui étaient à bord. Deux pisteurs du secteur ont été les premiers arrivés sur les lieux.

Outre les débris, sur place plusieurs indices confirmant le crash ont été découverts. « On a trouvé du tissu qui ressemble à un parachute« , a confirmé le colonel Duvivier lors du point presse. « Mais il est trop tôt pour dire s’il s’agit d’un parachute de l’équipage ou de l’appareil », a-t-il ajouté.

Le secteur où s’est écrasé l’avion comporte une grande quantité d’hydrocarbures, des équipes spécialisées de l’Armée sont attendues sur place. « Les recherches se poursuivent ce soir. La zone est difficile d’accès, les conditions météorologiques sont difficiles » a confié sur France 3 Lorraine le commandant Yann Burion de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. Contrairement à ce qui avait été indiqué en début d’après-midi, l’avion volait seul dans le cadre d’une « mission classique de vol à basse altitude ».

Les routes tout autour de la zone du crash sont bloquées par les gendarmes. Selon notre équipe sur place, les pompiers avaient quitté en fin de journée la zone de crash pour se replier sur le secteur de la mairie de Mignovillard.



En début de soirée, des militaires de l’Armée de l’Air sont arrivés sur place ainsi que l’identification criminelle de la gendarmerie.

Une espérance de vie réduite en cas de crash à basse altitude

Arnaud Delalande spécialiste des questions de défense estime sur France Soir que les pilotes n’ont peut être pas eu le temps de s’éjecter car ils volaient à basse altitude. « Les ingestions de volatiles sont plus fréquentes et bien sûr les temps de réaction sont inférieurs. L’éjection reste possible mais l’espérance de survie est réduite. Avant de s’éjecter, le pilote doit également s’assurer que son appareil ne se crashera pas sur une zone habitée » explique-t-il à nos confrères.



Source : France 3région.fr
crédit photo : Maxppp

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