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En plus d’un retour du cumul des mandats, Jean-François Copé, maire de Meaux (Seine-et-Marne), milite pour un cumul des indemnités



Sam,

Nombreux sont les élus à demander un retour du cumul des mandats pour les parlementaires. L’exécutif ne s’y oppose pas et a même relancé l’idée à l’occasion du grand débat.




« Les seuls qui ne peuvent pas être députés, ce sont les repris de justice et les maires. C’est quand même bizarre ! » Comme ses aînés de droite, le jeune député LR Pierre-Henri Dumont, 30 ans, ne décolère pas contre la fin du cumul des mandats. En 2017, cette réforme l’a contraint à renoncer à sa mairie de Marck (Pas-de-Calais). « Un crève-cœur », confie-t-il. Jusqu’à quand ? L’exécutif ne s’oppose pas un retour du cumul des mandats, portés par plusieurs élus. Certains ministres y sont même favorables.




Toujours conseiller municipal, Pierre-Henri Dumont continue à se rendre régulièrement dans cette commune de 11 000 habitants. « Si les députés LREM avaient aussi été maires, ils auraient vu venir la crise des Gilets jaunes. Ce qui s’est passé sur les ronds points, moi ça fait trois ans que je le sens, assure-t-il. Et puis ce mandat local vous apprend à travailler avec l’opposition. Ce qui fait défaut à cette majorité. »

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Son mentor Daniel Fasquelle, regrette toujours sa mairie du Touquet (Pas-de-Calais). « J’ai une agrégation de droit. Et pourtant, ce qui m’est le plus utile à l’Assemblée, c’est ce que j’ai appris en tant que maire », assène-t-il. Une expérience très concrète qui, selon lui, se révèle pleine d’enseignement : « Vous avez un budget à gérer et vous êtes toujours à portée d’engueulades. » Ce cadre des Républicains en est convaincu : depuis la réforme de François Hollande, « les débats dans l’hémicycle ont perdu de leur intérêt ».

« Un simple député n’a prise sur rien »

Une analyse partagée par Jean-François Copé qui a lâché son siège de député pour garder son fauteuil de maire de Meaux (Seine-et-Marne) : « Tout a été organisé pour tuer le député. Quand vous êtes maire, vous pouvez enrichir le débat, et vous faites de la politique dans le sens noble du terme. Un simple député n’a prise sur rien », balance celui qui milite pour le retour du cumul des mandats.

Contrairement à la plupart de ses collègues, Jean-François Copé milite aussi pour le cumul des indemnités : « C’est un travail ! C’est invraisemblable cette volonté de précariser les politiques. » Pour l’ex-patron de l’UMP, la fin du cumul a entraîné une crise des vocations : « Plus personne ne veut s’engager ! »



Le député LREM de Gironde Benoît Simian a beau s’opposer à un retour du cumul des indemnités, il n’est pas loin de dire la même chose. Il s’apprête à déposer une proposition de loi pour revenir sur la réforme de 2014. Il veut rendre de nouveau possible pour un député de devenir maire, seulement dans des communes de moins de 10 000 habitants.

« Une solution contre la déconnexion des députés »

« La fin du non-cumul serait la solution à la crise des vocations pour les postes de maires, surtout dans les zones rurales », anticipe l’ancien édile de Ludon-Médoc. Une solution efficace aussi contre la déconnexion entre les députés et leurs administrés : « Les anciens maires de la majorité ont un peu plus de sens politique. Les 80 km/h, voire le mécontentement des Gilets jaunes, certains les ont vus venir ».

Luc Carvounas était lui un des rares sénateurs socialistes à avoir voté contre le non-cumul en 2014. Quatre ans plus tard, devenu député du Val-de-Marne, il n’a pas changé d’avis : « Comment faire la loi au mieux et au plus près des réalités sans prise avec le réel du quotidien ? »


Source : Leparisien.fr

crédit photo : LP

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