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Européennes : Les réformes ne sont pas remises en cause », assure l’Elysée



Sam,

Le chef de l’Etat n’a pas atteint son objectif d’arriver premier et de battre Marine Le Pen lors des élections européennes de ce dimanche. Mais il confirme être le seul pouvant la battre. Les réformes ne sont pas remises en cause, assure l’Elysée.

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Malgré son implication, Emmanuel Macron n’a pas réussi son pari de finir devant le RN pour ces élections européennes. Mais il conserve son socle électoral.

Un semi-échec. En pointant à la seconde place des  élections européennes avec 22,4 % des suffrages exprimés, selon les estimations de Elabe, la liste d’Emmanuel Macron essuie certes un revers.  Il visait ni plus ni moins la première place pour ce scrutin, le premier depuis son arrivée à l’Elysée en mai 2017. Début mai, depuis le sommet européen de Sibiu en Roumanie, le chef de l’Etat avait déclaré qu’il ferait « tout son possible » pour que le RN n’arrive pas en tête.

Dimanche soir, peu après 20 heures, l’Elysée a joué la carte de la modestie, se félicitant du « score honorable » de la liste Renaissance emmenée par Nathalie Loiseau, ancienne ministre des Affaires européennes. « Emmanuel Macron regrette de ne pas être arrivé en tête », indique l’Elysée. 

«Il n’y a pas eu d’effet de remontée du RN alors que le parti de la majorité partait de zéro », a déclaré à l’agence Reuters une source élyséenne. «Quand on termine deuxième à une élection, on ne peut pas dire qu’on l’a gagnée », a concédé Edouard Philippe. 

Emmanuel Macron n’a pas atteint son objectif, mais le résultat de dimanche lui permet aussi d’avoir plusieurs motifs de satisfaction. D’abord, son socle électoral du premier tour de la présidentielle (24 %) a tenu en ne s’effritant que d’un peu plus de 1 point. Malgré l’affaire Benalla, malgré les « gilets jaunes », malgré une popularité qui a baissé tout au long des derniers mois, et malgré un grand débat dont les conclusions ont parfois déçu, le chef de l’Etat peut se targuer d’une base de soutien réelle. « 24 % des Français ont voté pour lui en 2017, 24 % le soutiennent encore », se félicitait, avant l’élection, un de ses proches. Il se trompait à peine.PUBLICITÉ

La recomposition se poursuit

Seul le RN de Marine Le Pen peut en dire de même. Initiée en 2017 avec l’accession d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la recomposition de la vie politique se poursuit : après le PS, c’est LR qui s’effondre. Une bonne nouvelle pour LREM dans la perspective des municipales de mars 2020, alors que l’électorat de droite modérée est clef. Le duel entre le RN et LREM constitue l’axe central de cette recomposition et s’annonce déjà comme le match retour de 2022. «La recomposition de la vie politique est une réalité durable et incontestable dans le pays. Les anciens clivages ne sont plus », a déclaré dimanche soir le Premier ministre Edouard Philippe. 

Projets de réforme

S’il constitue une déception pour LREM faute d’être arrivé en tête, le résultat des élections européennes amène aussi une autre bonne nouvelle pour Emmanuel Macron. Ses projets de réforme ne seront pas stoppés net par une contre-performance électorale. Après deux ans d’exercice du pouvoir et une dernière année chaotique marquée par des démissions fracassantes (Nicolas Hulot, Gérard Collomb), et une crise sociale inédite depuis mai 1968, le chef de l’Etat peut lancer l’acte II de son quinquennat l’esprit relativement serein. Dimanche soir, l’Elysée a délivré un message sans ambiguïté : la volonté est «d’intensifier » l’acte 2 du quinquennat, et aucune inflexion de la politique n’est envisagée. 

En début de semaine, le chef de l’Etat a réitéré son soutien à son Premier ministre, Edouard Philippe, dont le maintien à Matignon paraît acquis. « J’ai toute confiance en Edouard Philippe qui s’engage sans compter auprès des proeuropéens », avait déclaré Emmanuel Macron dans son interview accordée à la presse quotidienne régionale. De son côté, le locataire de Matignon n’a pas caché sa volonté de poursuivre son travail.

Maintenant, LREM va mettre le cap sur les municipales. La commission nationale d’investiture va se mettre en place dès cette semaine pour désigner les candidats. En jeu : l’implantation territoriale du parti d’Emmanuel Macron pour préparer au mieux 2022.

Source : les échos.fr

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