Humours, blagues, histoires droles, comiques, rigolotes et Informations gratuites.

« Gilets jaunes » : une mobilisation propice à la propagation des « fake news »



Des "gilets jaunes", samedi 1er décembre 2018 (illustration)

La confusion apparaît comme le terrain idéal à la propagation des « fake news », ces informations manipulées et sorties de leur contexte qui discréditent un fait, une cause, une action, ou une institution. « L’acte 3 » du mouvement des « gilets jaunes » qui s’est déroulé en France samedi 1er décembre n’a pas échappé à la règle. 



Plus de 136.000 manifestants se sont rassemblés partout en France, engendrant de nombreux troubles à l’ordre public. À Paris, où dégradations et violences se sont multipliées, 412 personnes ont été interpellées dont 378 placées en garde à vue.

Arc de Triomphe tagué, vitrines de boutiques brisées, statues cassées, véhicules incendiés… Les violences perpétrées dans la capitale ont donné lieu à des scènes de chaos mais aussi à la propagation d’informations et images douteuses sur les réseaux sociaux, parfois sorties de leur contexte.

PARIS

Des CRS ont-ils frappé des enfants ?

Publiée le 30 novembre sur Twitter, une vidéo montre ainsi des CRS matraquer des enfants, sans que le contexte de la vidéo soit précisé. Sur son compte Twitter, l’AFP Factuel, le service de fact-checking de l’agence de presse, s’est emparé de la question. Si ces images sont réelles et ont été tournées en France, non, elles ne datent pas de la mobilisation des « gilets jaunes » mais du 29 novembre 2015, au cours d’une marche pour le climat pendant la COP21. Le tweet initial a néanmoins récolté près de trois milliers de « likes » et retweets cumulés.

 vidéo postée hier date du 29 novembre 2015 et avait été tournée à l’occasion d’une marche pour le climat lors de la #COP21


Vidéo intégrée

Des informations biaisées, non recoupées

Des CRS se sont-ils grimés en casseurs pour déstabiliser le mouvement des « gilets jaunes » ? C’est ce qu’une interview diffusée samedi 1er décembre par la chaîne de télévision RT France tend à dire. Avec l’Arc de Triomphe en toile de fond, un journaliste interroge un jeune homme arborant un gilet jaune.



Le manifestant, Axel, est catégorique : il déclare avoir « vu des bandes de policiers déguisés en voyous » et poursuit en supputant qu’on « ne sait pas tellement si les gens qui détruisent des voitures, qui attaquent des policiers et des manifestants ne sont pas eux-mêmes des policiers. La tournure réelle des événements, on essaye de nous la flouter », s’insurge le manifestant sans qu’aucune contradiction ne lui soit opposée.

L’homme, désigné par son simple prénom, a été identifié par les journalistes Raphaëlle Bacqué du Monde, et Ellen Salvi de Mediapart. Selon ces dernières, il s’appelle Axel Rovkam et serait l’un des fers de lance des « Veilleurs », un mouvement né dans le giron de la Manif pour tous. Un homme loin d’être un « manifestant lambda » qui affirme « sans aucune preuve » que « les policiers sont des casseurs », écrit la journaliste du Monde sur Twitter.

Axel Rovkam, l’un des initiateurs de « Veilleurs » de la Manif pour tous, interviewé par Russia Today comme un manifestant lambda, pour affirmer que les policiers sont en fait les casseurs. Bien sûr, sans aucune preuve.

Axel, au micro de @DamienChartonRT : «j’ai vu des bandes de policiers déguisés en voyous. Donc on ne sait pas tellement si les gens qui détruisent des voitures, qui attaquent des policiers et des manifestants ne sont pas eux-mêmes des policiers»

Vidéo intégrée

Axel, au micro de @DamienChartonRT : «j’ai vu des bandes de policiers déguisés en voyous. Donc on ne sait pas tellement si les gens qui détruisent des voitures, qui attaquent des policiers et des manifestants ne sont pas eux-mêmes des policiers»

Vidéo intégrée

Depuis le « premier acte » de la mobilisation des « gilets jaunes », il y a trois semaines, plusieurs fausses informations ont ainsi été diffusées. Le Figaro avait publié une enquête le 30 novembre, recensant de manière non exhaustive plusieurs « fake news » ayant circulé ces dernières semaines.



Pêle-mêle, on y trouve des blessés dont les médias ne parleraient pas, des militaires qui auraient soutenu les « gilets jaunes » ou encore le fait que la France ne serait plus dotée de Constitution depuis un décret de Manuel Valls en décembre 2016. Des informations dont la fausseté est le dénominateur commun.

Méfiez vous donc de tous ces sites qui vous proposent des images fausses pour faire le buzz

Source : RTL.fr

crédit photo : tweeter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.