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Inégalités salariales :Depuis le 6 novembre les Françaises travaillent gratuitement



Photo illustration – Shutterstock

Pour le groupe féministe Les Glorieuses, les inégalités salariales entre hommes et femmes, tous postes et contrats confondus, perdurent. À partir du 6 novembre à 15h35, les Françaises travaillent donc bénévolement jusqu’à la fin de l’année.




La société du hashtag a encore frappé. Avec le #6novembre15h35, le collectif féministe Les Glorieuses se veut le fer de lance d’une insurrection numérique qui vise à dénoncer les inégalités salariales persistantes. Si les femmes étaient payées comme les hommes, elles pourraient s’arrêter de travailler le 6 novembre à 15h35 veut croire sa présidente et fondatrice, Rebecca Amsellem, âgée de 29 ans. «Sur les cinq dernières années, la différence salariale s’est réduite de 0,5 point», déplore-t-elle. «À ce rythme, l’égalité entre femmes et hommes sera atteinte dans 150 ans, soit en 2168». Pour faire ce calcul, Les Glorieuses se sont basées sur les chiffres de 2016 d’Eurostat, d’après lesquels un écart de salaire horaire brut de 15,2% persiste entre hommes et femmes, en faveur des hommes. Or du 6 novembre au 31 décembre, il reste 15,2% de jours ouvrés de l’année soit quelque 38 jours et des poussières.



La secrétaire d’État à l’égalité hommes-femmes a elle aussi pointé cette «réalité qu’il faut dénoncer». Lundi matin sur Europe 1, Marlène Schiappa a estimé que l’écart salarial entre sexe demeure «énorme», de 9% à travail égal contre 25% sur l’ensemble de la carrière selon les chiffres du ministère du travail. Soucieuse «d’aller vers la transparence des écarts de salaire», elle a également rappelé que des «dispositions» avaient été votées dans le cadre de la loi Avenir professionnel voté en septembre dernier. «On va obliger les entreprises à publier ces écarts de salaire entre les femmes et les hommes pour savoir où il y a des discriminations» et «quand il y en a , on leur donne trois ans pour se mettre en conformité et faire cesser ces écarts de salaire», a-t-elle expliqué. D’autres personnalités politiques se sont également emparées de ce sujet sur Twitter. Avec plus ou moins de confusion sur les chiffres existants.

Un calculateur pour permettre aux femmes de mesurer le manque à gagner

L’année dernière, l’initiative des Glorieuses avait déjà rencontré un vif succès sur la Toile, si bien que cette année le collectif connu pour ces newsletter a voulu aller plus loin. Un calculateur en ligne permet aux visiteuses du site de savoir combien elles gagneraient en plus par an si elles étaient un homme. Le calcul se base cette fois-ci sur les chiffres 2018 de l’Insee qui portent à 23.7% l’écart des revenus perçus entre hommes et femmes, en faveur des hommes. À titre d’exemple, selon le calculateur, pour un salaire mensuel de 2000 euros par mois, une femme pourrait gagner 7464 euros de plus par an si elle était un homme. Ce calcul symbolique masque néanmoins les réalités professionnelles (type de contrats, nombre d’heures travaillées, responsabilités…) pour se consacrer uniquement sur l’argent perçu en fin d’année.



Les Glorieuses ont également mené une étude «Les Français·e·s et les inégalités salariales» en partenariat avec l’Ifop-Mad&Women sur un échantillon représentatif de 1014 personnes majeures. Selon celle-ci «73% des sondés pensent que le gouvernement n’agit pas suffisamment pour résoudre les inégalités salariales», alors que 67% d’entre eux «confirment que les inégalités salariales sont une réalité, même si elles diminuent d’année en année». Pour y remédier, le collectif fondé en 2015, propose par exemple une transparence totale des salaires, ou encore un congé «parental» basé sur le modèle suédois, avec une forte incitation à un partage égal entre père et mère.


Source : le figaro.fr

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