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Jean-Christophe Cambadélis soupçonné d’avoir détourné son indemnité parlementaire



Sam,

Le Parquet national financier (PNF) enquête sur au moins quinze parlementaires ou ex-parlementaires, dont ferait partie l’ancien patron du PS, selon Le Monde.

 L’ancien patron du PS n’est aujourd’hui plus député.
L’ancien patron du PS n’est aujourd’hui plus député.  LP/Olivier Arandel

En pleine polémique sur les dîners de François de Rugy payés par le contribuable, la révélation de nouveaux détails dans une autre affaire de probité publique vient ternir un peu plus l’image des élus. Alors que le Parquet national financier (PNF) enquête toujours sur au moins quinze parlementaires – ou ex-parlementaires – soupçonnés de détournements de fonds publics, l’ancien patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, ferait partie des visés, rapporte ce jeudi Le Monde.

Selon le journal, il s’agit de sept députés et huit sénateurs de la précédente mandature, qui ont fait l’objet en 2018 d’un signalement judiciaire de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). En janvier dernier, seul le nom Thierry Solère, l’ex-porte-parole de la campagne de François Fillon passé depuis chez LREM, avait été révélé.

Pour rappel, l’instance qui contrôle la probité publique s’est intéressée à des dépenses présumées abusives de leurs indemnités de frais de mandat. Cela concernerait des sommes allant de 20 000 à 80 000 euros par élu, lorsque leur enveloppe mensuelle était d’environ 5800 euros pour les députés et 6000 pour les sénateurs. Cette dernière devant exclusivement servir à l’organisation de leur mandat et leur mission, c’est-à-dire les frais de permanence et d’hébergement, de transport, de représentation et de réception, de communication et de formation.

Près de 80 000 euros détournés ?

Jean-Christophe Cambadélis aurait, lui, puisé dans son indemnité pour payer, notamment, ses cotisations au PS. Ce qu’il réfute auprès du Monde. En tout, ses dépenses « interdites » avoisineraient une somme proche du plafond d’argent public détourné, soit 80 000 euros selon le calcul de la Haute Autorité.

Le sénateur centriste et magistrat de la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France, Yves Détraigne, aurait quant à lui viré à deux reprises plusieurs dizaines de milliers d’euros, depuis ce compte dédié à l’indemnité, sur des comptes personnels. L’enveloppe lui aurait aussi permis d’acheter ses deux dernières voitures personnelles, dont il « se servait aussi pour (s)es déplacements professionnels ». « J’avais eu l’aval du groupe centriste », s’est-il défendu auprès du journal. Une partie de son indemnité est aussi allée à l’aménagement d’un bureau pour son assistante parlementaire, dans sa maison privée où il avait dû déménager sa permanence. « Je m’en expliquerai », a-t-il promis.

L’Assemblée nationale et Sénat ont depuis réformé le système afin d’éviter au maximum les abus, et rebaptisé plus explicitement l’indemnité en « avance de frais de mandat ».

Source : leparisien.fr

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