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Le gouvernement britannique ne reconnait plus les animaux comme des êtres sensibles



sam,

Un vote qui était passé un peu inaperçu en France.

Lors d’un vote, les parlementaires britanniques ont rejeté la loi qui définit les animaux comme des êtres doués de sensibilité.

Le gouvernement d’outre manche a fait un énorme pas en arrière concernant le bien-être animal : le quotidien britannique The Independant l’avait annoncé le 20 novembre 2017 que les membres du parlement ont rejeté une loi qui reconnait que les animaux sont des êtres doués de sensibilité et sont donc capables de ressentir de la douleur, en déclarant que tous les animaux (à l’exception des humains, bien sûr) ne ressentent aucune émotion ou sentiment , y compris la capacité de ressentir la douleur.

Ce vote est à l’opposition avec des nombreuses preuves scientifiques qui montrent que d’autres animaux ont des sentiments et des émotions, parfois plus forts que les nôtres .

À l’heure actuelle, 80% de la législation britannique sur le bien-être animal provient de l’UE.

Yas Necati, chroniqueur sur le site du journal, prédit « le début du Brexit anti-science« . Dans une note, il dénonce « un vote qui contraste avec les preuves de plus en plus nombreuses qui démontrent que les animaux ont des sentiments et ressentent des émotions, parfois même plus fortes que les nôtres« . Une étude publiée en 2015 avait même démontré la présence d’émotions primitives chez les drosophiles. Mais les députés, qui mettent en place des projets de loi post Union Européenne, ne semblent pas s’en soucier. Alors qu’environ 80 % des lois liées à la protection animale provenaient de l’UE, ils ont défini leurs lois en niant que les animaux ressentent des émotions.

D’après l’Independant, juste avant le vote, le gouvernement a stipulé que cette clause était de toutes façons couverte par l’Animal Welfare Act de 2006 de la législation anglaise. Questonné par le site Farming UK, David Bowles, de la Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA) assure que « la sensibilité animale n’est jamais mentionnée dans l’Animal Welfare Act et que fondamentalement, seuls les animaux domestiques sont réellement couverts par les dispositions de ce dernier. Les animaux sauvages et de laboratoires en sont expressément exemptés« . « Le gouvernement a tout simplement tort de clamer que l’Act protège les animaux sensibles« , insiste David Bowle.

Quelles seront les répercutions sur les animaux testés en laboratoire ?

Ce vote fait donc redouter des dérives si aucune mesure ne vient le contrebalancer. Les lois de l’UE étant basée sur la reconnaissance de 5 droits pour les animaux – droit de vivre sans ressentir la faim ou la soif; droit de vivre dans un confort minimum; droit de ne pas ressentir de douleur, de blessure ou de maladie; droit d’exprimer des comportements naturels et droit de ne ressentir ni peur ni stress – les protecteurs de la nature au Royaume-unis craignent des conséquences notamment sur les animaux utilisés dans les laboratoires mais également les élevages de bétail.

« N’importe quelle personne qui a vu des éléphants dans un documentaire s’approcher des ossements de leurs morts ne peut pas ne pas voir qu’il y a de l’émotion dans cet acte. La science démontre de plus en plus l’intelligence et les émotions des animaux et notre gouvernement ignore cela. Il ne peut y avoir qu’une raison qui explique la négation de la sensibilité des animaux : c’est leur exploitation« , écrit sur sa page Facebook Richard Bowler, un photographe animalier anglais.

animaux comme des êtres sensibles

Les défenseurs des animaux britannique, ont peur d’un avenir très sombre pour les animaux, où la chasse est réintroduite, les laboratoires sont libres de tester sur des animaux avec autant de cruauté qu’ils le souhaitent (et sans soulagement de la douleur) et les fermes sont de moins en moins réglementées.

Le site sciencesetavenir.fr mentionne que les animaux ont été reconnus « êtres vivants doués de sensibilité » par le gouvernement français en 2015 alors qu’avant ils étaient considérés comme des « biens meubles ».

Les conservateurs ont déjà décidé de réduire une grande partie de ce qui fait de la Grande-Bretagne le pays dont nous sommes fiers – aujourd’hui c’est la sensibilité des animaux, et demain ça pourrait être quelque chose de bien pire s’inquiète le quotidien britannique The Independant 


Image crédit :depositphotos.com

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