Humours, blagues, histoires droles, comiques, rigolotes et Informations gratuites.

Le sultan de Brunei, qui a instauré la charia, est grand-croix de la Légion d’honneur



Sam,

Un décret d’attribution publié en 1997 confirme que Hassanal Bolkiah a reçu la plus grande distinction de la République française.

Haji Hassanal Bolkiah, le sultan de Brunei, qui vient d’instaurer un code pénal inspiré de la charia dans son pays, est dignitaire de la plus haute distinction de la République française. Comme le souligne le quotidien Ouest-France, ce jeudi, plusieurs photos de l’AFP, prises lors d’une visite en France du chef d’Etat en décembre 1996, le montrent avec la décoration de grand-croix de la Légion d’honneur épinglée à sa veste.

Contactées par Le Parisien, les Editions Archives & Culture, qui ont publié l’ouvrage exhaustif « Les Grand’Croix de la Légion d’honneur » (co-écrit par Michel et Béatrice Wattel), confirment que le sultan de Brunei est bien cité parmi les récipiendaires passés. Il y apparaît à la date du 10 avril 1997, jour du décret d’attribution, lequel décret ne serait pas communicable par la Chancellerie de la Légion d’honneur.

La version anglophone de Wikipedia, qui a donné lieu à de nombreuses reprises sur le web, affirme que Hassanal Bolkiah a reçu l’insigne le 12 février 1996, quelques mois avant les clichés de l’AFP, donc.

Un précédent : Bachar al-Assad

La Chancellerie de la Légion d’Honneur, contactée par Ouest-France, dit ne pas pouvoir donner d’information sur l’attribution de la décoration, mais confirme que c’est bien l’insigne officiel qui apparaît sur les photos. L’ambassade de Brunei en France et le ministère des Affaires étrangères ont répondu au quotidien ne pas avoir d’information sur ce sujet.

Contrairement aux récipiendaires français, les personnalités étrangères décorées ne sont pas mentionnées par le Journal officiel et ne font pas partie de l’ordre. C’est le président de la République, en l’occurrence Jacques Chirac à l’époque supposée de la remise au sultan, qui décide de ces attributions, « en considération de leur personnalité et des services rendus ».

Or, comme le montre le site du Sénat, le contingent de grand-croix de la Légion d’honneur destinées aux étrangers entre 1994 et 1996 n’était que de… trois médailles !

C’est l’ancien chef de l’Etat qui avait remis à Bachar al-Assad la même décoration, en 2001. En avril 2018, l’Elysée avait lancé une procédure de retrait à l’encontre du président syrien, suite à la publication d’un article dans Le Parisien, seul le président de la République pouvant l’enclencher. Bachar al-Assad avait finalement rendu l’insigne à la France, « esclave », selon lui, des Etats-Unis.

Source: Leparisien.fr

crédit photo :AFP

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.