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Le vinaigre blanc vraiment moins polluant que les produits ménagers industriels



Sam,

buzzultra

Une étude très poussée de l’Agence de l’environnement montre que les produits d’entretien faits maison polluent bien moins que leurs équivalents industriels.
Pour nos produits d’entretien, les recettes de grand-mère se multiplient sur Internet. Et jusque dans les rayons des supermarchés, on trouve des ingrédients d’antan avec la promesse d’assainir nos maisons. Mais vinaigre blanc et bicarbonate de soude sont-ils réellement moins polluants que leurs équivalents industriels ?

Une équipe de chercheurs de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont nettoyé, balayé, astiqué pendant deux ans et demi une maison expérimentale pour s’en assurer.

Moins de composés volatils
Résultat, les décoctions maison polluent moins. Elles émettent moins de composés organiques volatils (COV), ces minuscules poussières qu’on inhale sans s’en rendre compte. Selon les tests, les nettoyants pour vitres du commerce « spécial grandes surfaces vitrées » laisse cinq fois plus de COV dans l’air que leurs équivalents artisanaux !

On y trouve de l’acétaldéhyde, probablement produit par la dégradation des flacons en plastique, classé cancérigène possible, du formaldéhyde, un puissant conservateur, cancérogène avéré. « La réglementation nous impose de vérifier qu’il n’y a pas d’impact sur la nature et l’homme. Si nous ne faisons pas de tests, nous le vérifions par modélisation », tient à rappeler Chrystel Henri, directrice du développement durable de l’Association française des industriels de la détergence, qui regroupe les principales entreprises du secteur (Procter & Gamble, Palmolive, Unilever…)

« D’après l’étude, si l’on suit les doses préconisées par le fabricant et dans des conditions standards, il n’y a pas de risque ! » insiste-t-elle. C’est vrai, encore faut-il comprendre les conditions standards. Les chercheurs ont, eux, testé deux scénarios : le premier a consisté à faire 1h30 de ménage par semaine, l’autre, plus extrême, deux séances de 4 heures par semaine.

En rayon, le flou des étiquettes
Autre problème et de taille, les scientifiques ignorent encore beaucoup de choses sur les COV dégagés quand on fait briller nos intérieurs. « Sur les 80 substances détectées dans l’air, on ne connaît que les valeurs toxicologiques de 35 d’entre elles, pointe Isabelle Augeven-Bour, ingénieure à l’Ademe. Pour les deux tiers, on ne sait pas s’ils sont dangereux ou pas ! »

Selon l’étude, les industriels du propre n’affichent pas clairement la couleur. « On a trouvé bien d’autres choses dans les détergents testés que la liste des ingrédients mentionnés sur l’étiquette », indique Isabelle Augeven-Bour.

Il faut dire que les fabricants utilisent des termes très génériques comme « parfum », « biocide » ou « agent de surface ». « C’est la réglementation qui nous impose ce vocabulaire. C’est pourquoi nous travaillons à donner des informations plus claires et plus complètes grâce à des codes QR ou des pictogrammes », réplique Chrystel Henri.

Pour les particuliers, Isabelle Augeven-Bour préconise de rincer les surfaces nettoyées, d’aérer la pièce pendant le ménage et dix minutes après. Passées trente minutes, les produits d’entretien ne relargueront plus de substance dans l’air.

Les précautions à prendre
Si vous être amateur de vinaigre blanc, quelques précautions s’imposent aussi. A cause de l’odeur pas très agréable qu’il laisse, beaucoup d’utilisateurs y ajoutent des huiles essentielles. Eh bien, il faut le faire avec modération, insiste l’Ademe. Ces sent-bon dégagent des terpènes, notamment du limonène, un hydrocarbure à l’odeur d’agrume.

Est-ce grave ? « Ce sont des concentrés d’allergisants, qui peuvent déclencher des réactions cutanées ou respiratoires. Après, à choisir entre une allergie et un cancer, je choisis la première », relativise Frédéric Bourbon, chimiste de la marque écolo Rainett. « Les recettes sur le Net ou dans des magazines spécialisés indiquent parfois 40 gouttes par litre, c’est une folie ! Trois à cinq gouttes suffisent », s’indigne Isabelle Augeven-Bour.

Fabriquer ses propres produits ménagers reste une bonne option. A condition aussi de se protéger quand on manipule les ingrédients. Et de connaître quelques règles élémentaires. Un exemple : « Pour vos recettes, choisissez vinaigre ou bicarbonate de soude. Les deux ensemble s’annulent, rappelle Frédéric Bourbon. Il y aura de la mousse, mais rien de nettoyant. »

Source : leparisien.fr

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