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Pourquoi Macron a renoncé à envoyer sa lettre aux Français



Sam,

 

 

L’Elysée a finalement renoncé à envoyer par courrier à l’ensemble des citoyens la lettre aux Français, diffusée mi-janvier par voie de presse et sur les réseaux sociaux. L’opération aurait été trop coûteuse.




Ceux qui, chaque matin, inspectaient fébrilement leurs boîtes aux lettres en attendant son arrivée seront déçus… La lettre aux Français et ses 33 questions, adressée par Emmanuel Macron à tous les citoyens le 14 janvier dernier à la veille du lancement du grand débat national, ne sera finalement pas envoyée sous forme de courrier postal. Une piste que l’Élysée avait pourtant sérieusement envisagée. « Cette possibilité a été examinée, mais n’a pas été retenue », confirme l’entourage du chef de l’État qui a pris la décision de jeter l’éponge il y a deux semaines.« L’idée, c’était de toucher le plus de personnes possible. En particulier ceux qui n’ont pas accès à Internet et qui n’avaient pas pu prendre connaissance de cette lettre diffusée uniquement par voie de presse et sur les réseaux sociaux », se souvient un conseiller ministériel. Un petit texte devait même être ajouté à la missive du président pour inciter les Français à participer au grand débat.



Sauf que la réalité s’est vite rappelée au bon souvenir de l’exécutif. « Cela coûtait un peu trop cher. La Poste ne pouvait pas le faire gratuitement », s’amuse un ministre. Le coût de l’opération avait en effet été estimé par Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, entre 5 et 7 millions d’euros. Une sacrée ardoise en ces temps de restrictions budgétaires. Même Bercy, qui a envoyé un courrier d’explication à tous les contribuables lors du très délicat lancement du prélèvement à la source début janvier, avait préféré glisser sa lettre dans les enveloppes d’avis d’imposition histoire de ne pas trop grever les finances publiques…

Un délai d’envoi trop long

Mais la question financière n’explique pas tout. « C’est avant tout pour des raisons opérationnelles qu’on a renoncé », assure un conseiller gouvernemental. En effet, La Poste – ou tout autre opérateur sélectionné sur ce marché devenu concurrentiel – aurait eu les plus grandes peines du monde à tenir des délais acceptables.

Entre l’impression du texte, sa mise sous pli, son envoi et sa distribution, il aurait fallu patienter plusieurs semaines avant que la lettre n’arrive effectivement à bon port dans les boîtes aux lettres. Trop compliqué, et surtout trop long, pour un grand débat lancé le 15 janvier et qui s’achèvera le 15 mars. « Cela aurait été bizarre qu’elle arrive courant février », constate, malicieux, ce même conseiller.



Et puis, au-delà de ces problèmes pratiques, l’exécutif avait sans doute aussi en tête le douloureux précédent de Jean-Pierre Raffarin. En 2003, le Premier ministre avait lui aussi pris sa plume pour défendre sa réforme des retraites et le courrier avait été adressé à 26 millions de Français. 25000 personnes le lui avaient renvoyé à Matignon en guise de protestation…


Source : Leparisien.fr

Crédit photo : AFP.com

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