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Il raconte comment il a enlevé des voitures alors qu’il n’avait pas de permis de conduire!!!



Sous couvert d’anonymat, Emir, un ancien conducteur de dépanneuse raconte comment il se débrouillait encore récemment pour faire du chiffre… quitte à rouler sans permis.




Censés faire respecter la loi, tous les conducteurs de véhicule de fourrière ne sont pas toujours à 100% dans la légalité. Loin de là, selon les dires d’Emir*, la quarantaine, qui a exercé ce métier pendant plusieurs années et jusqu’à il y a peu.Alors qu’il accepte de témoigner anonymement, il avoue sans sourciller : « J’ai enlevé des voitures alors que je n’avais plus un point sur son permis. » Et il a perdu la plupart en service. Ce qu’il ne digère pas d’ailleurs. Il a notamment été pincé alors qu’il conduisait le téléphone à la main pour répondre aux instructions de son employeur.



« Honnêtement, des chauffeurs de fourrières sans permis qui roulent, j’en connais encore. Et il n’y en pas qu’un ! indique Emir devant notre air étonné. Conduire c’est notre boulot, on ne peut pas juste s’arrêter parce qu’on se fait aligner. »

Jusqu’à 400 enlèvements par mois

Notre repenti a détesté se faire « engueuler, insulter par des clients ». Mais il garde une tendresse pour son ancienne profession, ses ex-collègues et même son ancien patron, « un millionnaire qui fait ce qu’il faut pour le rester », estime-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de lancer tout de go : « Franchement, c’est un métier d’escroc. On se débrouille pour passer toutes les 20 minutes dans les mêmes rues pour débiter à mort. » Les « meilleurs spots » pour les fouriéristes ? Les axes situés près des parkings où sont stockés les véhicules enlevés, ceci afin de ne pas perdre trop de temps dans les allers-retours.


Il concède quelques feux rouges grillés, quelques priorités « oubliées » : « Comme partout quand vous êtes pressés », signale-t-il goguenard. Et pressé, il l’était. Selon lui, la course au chiffre tourne à l’obsession. « J’étais payé 80 euros par jour travaillé. À partir de 250 véhicules, je touchais une prime de 7 euros par véhicule. Moi sans mentir, j’en enlevais 300 à 400 par mois. »



Entre 2 500 et 3 500 euros nets, le salaire mensuel est plutôt confortable. « C’est un travail dur, rappelle Emir. On est seul pour conduire, charger le véhicule en 4-5 minutes puis l’emmener à la préfourrière et on repart. On a un rythme d’un peu plus d’une voiture enlevée par heure en moyenne. »

La consigne : tout embarquer

Alors pour « charger, charger, charger ! » selon les mots d’Emir, les chauffeurs ne se posent pas trop de questions sur la capacité de leurs 4×4. Les voitures trop lourdes font parfois lever l’avant des dépanneuses. « C’est véridique, je me suis déjà fait peur surtout en temps de pluie quand les distances de freinage sont rallongées, confie-t-il. Avec un camion de 2 tonnes, on a vite fait de tuer quelqu’un. »



Et pour les véhicules trop hauts qui ne passent pas dans certaines préfourrières ? « Notre patron avait des arrangements avec des parkings à ciel ouvert vers où on dirigeait les véhicules au-dessus d’1,90 m, quitte à aller plus loin », explique Emir.

« La consigne était claire, on embarquait tout », conclut l’ancien conducteur. Même si Médor dort sur la banquette arrière ? Beaucoup de petits malins croient que c’est un motif pour empêcher l’enlèvement du véhicule. « Chez nous, le chien n’empêche rien. On a une procédure à suivre. Après 1h30, les agents doivent exploser la fenêtre (NDLR : si elle est fermée) et contacter la SPA. »

*Le prénom a été changé

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