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Sur les routes du Danemark, on est passé de 80 à 90 km/h !



Pendant que la France expérimentait la baisse de la vitesse autorisée sur les routes du réseau secondaire, le Danemark testait la hausse ! Résultat? L’accidentalité a baissé de 11 % et la mortalité de 13 % sur deux ans, selon l’association « 40 millions d’automobilistes ».

Photo d’illustration

Ne pas dépasser le 80 km/h sur les routes du réseau secondaire français ? Une mesure déjà décriée qui devrait être annoncée par le gouvernement à la mi-janvier.

 Parmi les partisans du « non », l’association « 40 millions d’automobilistes », qui a décidé de démontrer l’inefficacité du procédé via l’exemple danois. A l’inverse de ce que s’apprête à faire l’Hexagone, le Danemark est passé de 80 à 90 km/h. Selon l’association, pendant les deux années d’expérimentation, l’accidentalité a baissé de 11 % et la mortalité de 13 %. « Cela a fluidifié le trafic » estime Pierre Chasseray, délégué général.



D’un extrême à l’autre

« Les usagers ne respectaient pas tous la limitation de 80 km/h. Cela menait à des dépassements pouvant conduire à des accidents ». D’après lui, c’est la limitation qui n’était « pas adaptée » aux comportements des usagers.

Quant à l’installation de radars, là encore, les deux pays se situent aux extrêmes l’un de l’autre. « Au Danemark, il n’y a que 10 radars sur tout le territoire. Est-ce que le radar est la seule solution à la sécurité routière ? Non, puisque fondamentalement, là-bas, il n’y en a pas » assure-t-il. « Il faut choisir la voie de la prévention et ne pas miser sur la répression à tout prix ».



En France, le nombre de radars implantés sur le territoire, et le produit des amendes perçues -pas moins de 920,3 millions d’euros, soit +16 % par rapport à l’année précédente- n’ont jamais été aussi élevés, alors que le taux de mortalité, hélas, était en hausse en 2014 (+3,5 %), 2015 (+2,3 %), 2016 (+2,3 %) et probablement encore cette année.

Afin d’illustrer son propos, l’association a réalisé, en 2016, une enquête montrant que l’abaissement des vitesses « n’est pas la solution pour améliorer la sécurité sur les routes ». Les résultats de cette étude sont publiés ce mardi sous forme d’une vidéo intitulée « Le Danemark, en route vers le bon sens ».



Et le test dans notre pays? L’expérimentation de la baisse de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire a été réalisée sur 3 portions de routes d’une longueur totale de 81 km/h. Elle s’est achevée depuis plusieurs mois, mais aucun bilan n’a encore été publié, « ce qui peut laisser perplexe quant aux résultats mesurés sur ces tronçons-tests » souligne l’association.

Elle s’est donc rendue sur place, en Haute-Saône, du 11 au 13 décembre 2017, pour interroger les usagers de l’une des routes qui a servi à l’expérimentation de juin 2015 à juin 2017. Les commentaires des riverains de Quenoche, commune traversée par la N57, entre Vesoul et Besançon, sont édifiants…

« Ça ralentit vachement », « ça fait des bouchons », « les camions doublent », « ils ont des délais à respecter », « le trafic n’est pas fluide »… Le 80 km/h généralisé? « Ici, ça ne vaut pas le coup » assure un habitant.



Qui plus est, le département affiche un taux de mortalité en hausse : on y dénombre, depuis le début de l’année, 33 accidents mortels, contre seulement 10 l’an passé.

 

Source: ledauphine.com

crédit photo: Bing images.

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